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Le conseil d’administration de CNP Assurances a décidé d’un paiement de 1,57 euro par action. De façon plus détaillée, il s’agit d’un dividende régulier de 0,77 euro et un dividende exceptionnel de 0,80 euro. Cela représente 40% de ses bénéfices de 2019 et 2020. Focus sur les performances et perspectives d’avenir de ce groupe d’assurance  intégré à La Banque Postale.

Les performances de CNP Assurances en 2020

Positionné comme l’une des principales hausses de l’indice SBF 120, le groupe CNP Assurances a réalisé un résultat net de 1,35 milliard d’euros soit une réduction de 4,4%. Pour ce qui est du résultat brut d’exploitation, il est de 2,614 milliards d’euros, ce qui marque une chute de 14%.  Le chiffre d’affaires du groupe a également été impacté négativement par la pandémie avec une baisse de 17,3% soit 27 milliard d’euros.

Au cours de l’année précédente, le groupe d’assurance vie CNP Assurances a effectué une collecte positive de 5,9 milliards d’euros pour ses contrats en unités de compte. Cependant, les contrats en euros ont été marqués par une collecte nette négative de 7,2 milliards.

Le groupe maintient néanmoins sa stabilité en raison d’un taux de couverture de la marge de solvabilité établi à 200 %  à fin 2020.Ce même taux était à 227 % au terme de 2019, ce qui témoigne de la solidité du groupe.

Rapprochement avec la Banque Postale : vers un nouveau modèle économique

La loi pacte prévoit la mise en place des conditions de rapprochement de La Banque Postale et CNP Assurances. Une fois que ce rapprochement sera effectif, CNP développera un nouveau modèle économique. Cette réorientation porterait sur deux axes principaux: assureur exclusif de La Poste et intensification des multipartenariats. Toutefois, cette stratégie de multipartenariats sera mise en œuvre par La Poste afin d’éviter tout risque de perte de chiffre d’affaires. L’augmentation du volume d’affaires réaliser avec La Poste est le principal objectif de CNP Assurances.

D’autre part, il convient de souligner que le secteur de l’assurance s’inscrit dans une nouvelle dynamique : le risque climatique. En effet, le coût lié à l’indemnisation des sinistres climatiques ne fait que croitre. De 1,2 milliard d’euros en moyenne dans les années 80, il avoisine les 3,2 milliards d’euros depuis 2018.